Modèle gratuit — barèmes vérifiés le 31 juillet 2026
Le tableur de compta du tatoueur
Un seul fichier : ton livre des recettes — le document que la loi t'oblige à tenir —, ton facturier numéroté en continu, un modèle de facture qui se remplit tout seul avec les mentions obligatoires, et un récap qui sort les montants à déclarer. Les formules et les contrôles sont déjà écrits.
Pas de promesse en trop : un tableur couvre entièrement tes obligations comptables, et il ne couvrira jamais la facturation électronique de 2027. Cette page dit clairement où passe la frontière.
Fichier .xlsx, 5 onglets — Google Sheets, Excel ou LibreOffice. Aucun compte nécessaire.
Ce qu'il fait à ta place
- Numérote tes factures en continu et repère les trous
- Édite la facture du client, mentions obligatoires comprises
- Écrit la bonne mention de TVA selon la date de la facture
- Rapproche les encaissements des factures, et sort tes impayés
- Totalise par mois et par trimestre, cotisations comprises
- Alerte sur le plafond micro et les seuils de TVA
Ce qu'un tableur suffit à faire
Trois obligations bien réelles, que ce fichier couvre entièrement.
Le livre des recettes
En micro-BNC, tu dois pouvoir présenter le détail journalier de tes recettes, avec l'identité du client, le montant, la date et la forme du règlement (art. 102 ter du CGI). Le BOFiP précise que sa tenue « n'est soumise à aucun formalisme particulier » : un tableur tenu à jour est parfaitement recevable.
Un facturier sans trou, et la facture qui va avec
Tes numéros doivent former une séquence chronologique et continue, sans trou ni doublon — le premier point qu'un contrôle regarde. Le fichier tient le registre et édite la facture remise au client, avec les mentions obligatoires : mention « EI », identité du client, détail de la prestation, mention de TVA, catégorie d'opération, et les mentions B2B quand tu factures un pro.
Les chiffres à déclarer
Recettes brutes à reporter en case 5HQ de la 2042-C-PRO (sans appliquer l'abattement, l'administration le fait), base des cotisations URSSAF, et suivi du plafond micro-BNC comme des seuils de franchise de TVA.
Ce qu'aucun tableur ne fera, même parfaitement tenu
Beaucoup de modèles gratuits se vendent comme « conformes 2026 ». Voilà ce qu'un fichier, quel qu'il soit, ne peut pas faire à ta place.
Depuis le 1er septembre 2026
Recevoir les factures de tes fournisseurs au format électronique
Cette obligation-là pèse sur ton entreprise, pas sur ton outil : elle se satisfait en s'inscrivant auprès d'une plateforme agréée. Aucun tableur, aucun logiciel de facturation ne s'y substitue.
À partir du 1er septembre 2027
Émettre tes factures professionnelles en électronique
Si tu factures une entreprise — un shop, une convention, une marque, une collab —, la facture devra passer par une plateforme agréée. Les factures à des particuliers, elles, restent des factures ordinaires.
À partir du 1er septembre 2027
Transmettre l'e-reporting de tes ventes aux particuliers
Tes encaissements auprès de clients particuliers doivent être transmis à la DGFiP — tous les deux mois quand on est en franchise de TVA, le rythme le plus souple prévu. Un tableur ne transmet rien : 250 € d'amende par transmission manquante, plafonnés à 15 000 € par an.
Autrement dit : garde ton tableur pour tenir tes comptes, et prévois une plateforme agréée pour l'échéance de septembre 2027. Le détail des dates, de qui est concerné et de ce qu'il faut faire d'ici là est dans le guide de la facturation électronique.
Les cinq onglets
Plus un « Lisez-moi » qui rappelle les règles et les sources.
Paramètres
Ton nom, ton SIRET, l'année, ton régime de TVA, et les barèmes 2026 (cotisations, abattement, seuils). Tout le fichier lit ces valeurs : tu ne saisis un taux qu'une seule fois.
Factures
Une ligne par facture. Le numéro se construit tout seul et reste continu, la mention de TVA s'écrit selon la date de la facture, et une colonne Contrôle signale les trous de numérotation, les doublons et les avoirs mal saisis.
Facture à imprimer
Tu choisis un numéro dans la liste, la facture se remplit : ton identité avec la mention « EI », le client, la prestation, les montants, la mention de TVA du jour, la catégorie d'opération, et les mentions B2B (échéance, pénalités, indemnité de 40 €) qui n'apparaissent que si le client est un pro. Tu exportes en PDF.
Recettes
Une ligne par encaissement : date, client, montant, mode de règlement. C'est cet onglet qui constitue ton livre des recettes — celui que l'administration peut te demander.
Récap
Rien à saisir. Totaux par mois et par trimestre, cotisations URSSAF à provisionner, montant à reporter en case 5HQ, impayés, et des alertes quand tu approches du plafond micro ou du seuil de TVA.
Comment t'en servir
- Ouvre l'onglet Paramètres et remplis la colonne de droite : nom, mention « EI », SIRET, adresse, année, préfixe de numérotation, et « Oui / Non » pour la TVA.
- Efface les deux lignes d'exemple (prénom inventé) dans Factures et Recettes. Elles ne sont là que pour montrer les calculs à l'ouverture.
- À chaque facture émise, une ligne dans Factures. Le numéro s'écrit tout seul : tu saisis juste le rang (1, 2, 3…), la date, le client et le montant HT.
- Pour envoyer la facture au client : onglet Facture à imprimer, tu choisis le numéro dans la liste, tu sélectionnes la zone indiquée et tu exportes en PDF. Rien à retaper — ce que tu envoies est exactement ce que tu déclares.
- À chaque paiement reçu — arrhes comprises —, une ligne dans Recettes. C'est ce qui fait ton livre des recettes, et c'est ce qui alimente le récap.
- Le reste se calcule. Les cellules grises et les colonnes Contrôle ne se remplissent jamais à la main.
Pour l'utiliser dans Google Sheets
Télécharge le fichier, dépose-le dans ton Google Drive, puis ouvre-le et choisis « Enregistrer au format Google Sheets ». Les formules, les listes déroulantes et les contrôles sont conservés à l'import.
Un conseil qui évite bien des ennuis : garde une copie figée par année. Un fichier unique réécrit pendant des années finit par ne plus correspondre à ce que tu as déclaré — et c'est justement ce qu'on te demandera de ressortir.
Est-ce que ce tableur remplace notre app ?
Pour la paperasse, oui, et on préfère le dire franchement. Si tu gères tes demandes en messages privés et tes rendez-vous dans ton agenda de téléphone, ce fichier couvre tout ce que la loi te demande de tenir. Tu n'as besoin d'aucun logiciel pour être en règle, et sûrement pas d'un abonnement.
Sur la réforme non plus, nous ne sommes pas mieux placés que lui : l'obligation de recevoir des factures électroniques se règle auprès d'une plateforme agréée, pas dans un logiciel de gestion. Notre seule avance est technique — nos factures sortent déjà au format Factur-X, donc le jour où une plateforme se branche, il n'y a rien à ressaisir.
On aurait pu s'arrêter au registre et te dire qu'il te manque « la vraie facture ». Le fichier l'édite aussi, mentions obligatoires comprises — donc non, il ne te manque rien du côté paperasse. Ce qui reste vrai, c'est que tout se saisit à la main : la ligne dans le facturier, puis la ligne dans les recettes quand le client paie. À quinze factures par an, c'est dix minutes par mois. À deux cents, ce n'est plus la même conversation — et un tableur ne vaut que si tu le tiens vraiment à jour, ce qui est précisément là où la plupart des gens décrochent.
Et l'app ne sert pas à ça. Elle sert à ce qui se passe avant l'argent : la demande qui arrive et devient un projet, les références et les photos, les séances dans l'agenda, les arrhes qui se déduisent tout seules, le client dont tu retrouves l'historique — depuis un téléphone, en studio, entre deux rendez-vous. La facture et le récap y sont un sous-produit : ils se remplissent de données déjà saisies pour d'autres raisons. Un tableur de dix-huit colonnes sur un écran de portable, tu n'y toucheras pas.
Autrement dit : prends le tableur si ce qui te pèse, c'est la déclaration. Regarde l'app si ce qui te pèse, c'est le bazar avant la déclaration — ou si la double saisie commence à te coûter des soirées. Et si tu passes de l'un à l'autre, le bouton « Exporter le dossier » te ressort un ZIP de toutes les factures d'une période avec son récapitulatif, celui que réclame un comptable ou un contrôle.
Gratuit, sans carte bancaire
Questions fréquentes
Un tableur suffit-il pour la comptabilité d'un tatoueur en micro-entreprise ?
Oui, pour les obligations comptables. En micro-BNC, la loi demande un document donnant le détail journalier des recettes professionnelles, avec l'identité du client, le montant, la date et la forme du règlement. L'administration n'impose aucun formalisme : un tableur tenu à jour, ou même un registre papier, remplit l'obligation. Ce qu'un tableur ne remplit pas, ce sont les obligations de facturation électronique et d'e-reporting, qui passent obligatoirement par une plateforme agréée.
Est-ce qu'Excel ou Google Sheets seront encore autorisés en 2027 ?
Pour tenir ta comptabilité, oui : rien dans la réforme n'interdit le tableur, et le livre des recettes reste sans formalisme imposé. Mais à partir du 1er septembre 2027, deux choses passeront obligatoirement par une plateforme agréée : l'émission de tes factures à des clients professionnels, et la transmission des données de tes ventes aux particuliers (e-reporting, tous les deux mois en franchise de TVA). Ton tableur pourra continuer à te servir de tenue de compte et de contrôle, il ne transmettra jamais rien à la DGFiP.
Un tatoueur doit-il tenir un registre des achats ?
Non, pas en prestation de services relevant des BNC. Le registre des achats concerne les micro-entreprises qui vendent des marchandises. Tes dépenses ne sont d'ailleurs pas déductibles en micro-BNC, puisque l'abattement de 34 % en tient lieu forfaitairement. Suivre ses dépenses reste utile — pour savoir si tu as intérêt à passer au réel — mais ce n'est pas une obligation.
Le tableur gère-t-il la TVA si je dépasse la franchise ?
Oui. Tu passes « Assujetti à la TVA » sur Oui dans l'onglet Paramètres, tu renseignes ton taux, et les colonnes TVA et Total TTC se calculent sur chaque ligne. La mention à porter sur tes factures s'adapte aussi automatiquement : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » avant le 1er septembre 2026, « art. L. 223-3 du CIBS » à partir de cette date, ou le détail HT / TVA / TTC quand tu es assujetti.
Combien de temps faut-il conserver ces documents ?
Compte 10 ans à partir de la clôture de l'exercice pour les factures et le livre des recettes. Un tableur ne se conserve pas tout seul : garde une copie annuelle figée, en PDF ou en export, plutôt qu'un unique fichier réécrit pendant dix ans.
Et si je suis en entreprise individuelle au réel, ou en société ?
Le tableur reste utile pour le suivi, mais il ne suffit plus : hors micro, tu dois tenir une comptabilité complète (livre-journal, grand livre, bilan et compte de résultat), avec les dépenses en face des recettes. À ce stade, c'est un comptable qu'il te faut, et il aura son propre outil.
Ce tableur remplace-t-il un logiciel de gestion pour tatoueur ?
Pour toute la paperasse, oui : livre des recettes, facturier numéroté, facture remise au client avec ses mentions obligatoires, montants à déclarer. Aucun logiciel n'est obligatoire pour être en règle. Ce qu'un tableur ne fait pas, c'est ce qui vient avant l'argent — la demande qui devient un projet, les séances dans l'agenda, les arrhes déduites automatiquement, les photos, l'historique du client — et il impose la double saisie : une ligne à la facturation, une ligne à l'encaissement. Si ce qui te pèse est la déclaration, le tableur suffit. Si c'est le bazar avant la déclaration, ou le temps passé à tout retaper, un outil se justifie. Sur les obligations de facturation électronique, en revanche, aucun logiciel de gestion ne remplace une plateforme agréée : sur ce point le tableur n'est pas moins bien placé qu'une application.
Ce modèle est-il vraiment gratuit ?
Oui, sans compte ni inscription. Télécharge-le, modifie-le, partage-le. Il est fourni tel quel, sans garantie : les barèmes changent à chaque loi de finances, et il ne remplace pas un conseil comptable.
Fichier .xlsx, 5 onglets — Google Sheets, Excel ou LibreOffice. Aucun compte nécessaire.
À lire ensuite : les mentions obligatoires d'une facture de tatoueur · la facturation électronique 2026-2027 · le simulateur de charges · tous les guides
Ces informations sont données à titre général, à jour au 31 juillet 2026. Elles ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique, et le fichier est fourni tel quel, sans garantie : pour ta situation précise, rapproche-toi de ton comptable.
Sources officielles : BOFiP BOI-BNC-DECLA-20-30 — obligations comptables du micro-BNC · art. 102 ter du CGI · impots.gouv.fr — facturation électronique · impots.gouv.fr — liste des plateformes agréées